Parole du Mois-Editorial - Paroisses Bruche/ Hasel. Pèlerinage Alsace, Messes des églises, Oberhaslach, Niederhaslach, Urmatt, Heiligenberg

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Chers paroissiens,
                                                                     
Editorial

En ce Nouvel An nous avons l'occasion d'échanger nos vœux à ceux que nous aimons ... plus ou moins sincèrement ... Les hommes politiques et d'Église, la banque où nous avons placé nos petites économies (si nous en avons), les journalistes et les animateurs d'émissions télévisées, tous y vont de leur petite littérature.

Comme le disait le cardinal Martini dans une de ces homélies de Noël,
« Nous parlons de vœux sincères, cordiaux, très cordiaux, fervents, très fervents; les superlatifs trahissent la précarité des émotions, la distance qui sépare les paroles des sentiments qu'on voudrait réellement communiquer. Nous formulons de très beaux vœux de santé, de paix, de bonheur, mais il n'est pas rare que la langue trahisse la conscience que nous avons de la nature éphémère de ces belles paroles. En somme, nous avons l'impression embarrassante de donner dans un formalisme verbeux. Et nous nous demandons d'où vient cette tension, typique des grandes célébrations, entre le besoin anxieux de formuler des vœux et d'exprimer des sentiments puissants, et, à l'inverse, la retenue, voire la peur qui nous pousse à douter de la sincérité ou même de la courtoisie de ces formules. »

Décidément, voilà une analyse bien sombre de la tradition d'échanger nos vœux à Noël et au Nouvel An! Mais elles ne sont pas excessives. Elle reflète bien une réalité vécue sur le terrain que l'on s'empresse à vouloir cacher.
Il ne faut pas se débarrasser trop facilement de ce qui est incontestablement une réalité de plus en plus répandue. Ayons plutôt le courage de l'accueillir sereinement pour en faire notre profit. Ayons "le courage d'avoir peur" (M.D. Molinié).


Joyeux NoëLe 1er janvier 1931 (elle avait alors 28 ans, et était paralysée depuis l'adolescence, recroquevillée dans son petit divan), Marthe Robin faisait noter sans son journal intime :
« Que me réserve cette nouvelle année, je l'ignore et ne veux point le savoir non plus. (Si tout le monde en disait autant, ce serait la fin des horoscopes et des "diseuses de bonne aventure"!). Je m'abandonne au secours qui jamais ne m'a manqué. (...) Je m'abandonne en toute simplicité et amour en Jésus miséricordieux. Il sait mieux que moi tous mes besoins et tout ce qu'Il Lui faut. Que cela me suffise. Ne rien regretter, de ce qui a été ou pas été, rien n'est inutile, tout sert à quelque chose. Je bénis et bénirai mon Dieu de tout ce que je suis, de tout ce que j'ai fait ou plutôt de tout ce qu'il a fait par moi... pour moi. »

Alors, par l'intercession de Marie, le Sainte Mère de Dieu, et avec toute l'Église, prions, et demandons à Dieu, non pas comme le monde: "surtout la santé"; mais comme la liturgie nous l'apprend : surtout la fidélité à l'Évangile :
« Dieu qui es la vie sans commencement ni fin, nous te confions cette année nouvelle; Demeure auprès de nous jusqu'à son terme : qu'elle nous soit, par ta grâce, un temps de bonheur, et plus encore, un temps de fidélité à l'Évangile. » (oraison de la messe pour commencer une année nouvelle)

A vous tous, la bénédiction de Dieu pour cette nouvelle année 2017 !
Votre Curé,
votre diacre.


3l à vous tous,Votre curé








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