Pélerinage St Florent Niederhaslach - Paroisses Bruche/ Hasel. Pèlerinage Alsace, Messes des églises, Oberhaslach, Niederhaslach, Urmatt, Heiligenberg

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Collégiale Saint-Florent de Niederhaslach


Histoire de l'église.

Si la vie de saint Florent, avant de succéder à Saint Arbogast sur le siège épiscopal de Strasbourg, n’est connue que par la légende, la suite est avérée exacte même si certaines dates paraissent aléatoires. L’origine de NiederHASLACH remonte à saint Florent que l’on place vers la fin du 6ème siècle.

Il fonda l’abbaye de HASLACH au dernier tiers du 6ème siècle sur des terres épiscopales. De ce fait, Haslach possédait son propre tribunal ayant juridiction sur plusieurs villages. Il siégeait trois fois par an, était présidé par le représentant de l’évêque « l’avoué » assisté de 14 échevins.
L’abbaye fut mentionnée pour la première fois en 826 et fut transformée au 11ème siècle en un chapitre de chanoines.
C’est donc autour de celle-ci que se développa le village de HASLACH avant de devenir deux villages distincts, OberHASLACH fut mentionné pour la première fois au 11ème siècle.

A la révolution, les moines furent chassés, l’abbaye fut démantelée et ses biens confisqués et vendus.

La paroisse, incorporée à l’abbaye de Niederhaslach, avait encore à ce moment et jusqu’au début du 19ème siècle plusieurs filiales : le Gensbourg et le Munchhof (villages aujourd’hui disparus) Urmatt et Oberhaslach qui ne devinrent autonomes qu’au début du 19ème siècle.

La légende de saint Florent :
Né de parents nobles en Ecosse, il a quitté dans la fleur de la jeunesse sa famille et sa patrie pour porter au loin la Parole de l’Evangile. S’étant joint à quelques compagnons, il est arrivé après un long périple en Alsace à un endroit où coule le ruisseau appelé par les habitants la « Hasel ».
Il s’établit en ermite au pied du Ringelsberg, défricha un lopin de terre qu’il ensemença de quelques graines. Mais les bêtes sauvages foulèrent son jardin et les mangèrent au fur et à mesure qu’elles poussaient. Confiant en Dieu, il leur ordonna de ne plus y toucher et enfonça aux quatre coins de son jardin une baguette pour en marquer les limites. Et voici que les bêtes n’y touchèrent plus. Un jour, les chasseurs du roi Dagobert qui demeurait à Kirchheim, poussèrent leur battue jusqu’à l’endroit où vivait l’anachorète et y trouvèrent un gibier fort nombreux.
Soupçonnant l’homme de posséder des pouvoirs maléfiques, ils se jetèrent sur lui et lui prirent le peu qu’il possédait. Mais sur le chemin du retour, leurs chevaux s’embourbèrent dangereusement. Considérant cela comme une punition divine, ils se repentirent et retournèrent auprès de l’ermite pour lui demander pardon. Revenus au palais, ils racontèrent leur mésaventure au roi qui avait une fille aveugle et muette nommée Rathilde. Très impressionné, il envoya des messagers auprès de Florent pour le prier de venir guérir sa fille. Montant sur son âne, le thaumaturge se rendit à Kirchheim. Arrivé à quelque distance du palais, la princesse retrouva la vue et la parole et s’écria « Voilà le saint homme qui m’a guérie ! ».
Etant entré dans le palais du roi, il ne se présenta personne pour lui prendre son manteau. Confiant en Dieu et pour montrer que c’est par Dieu que le miracle s’est réalisé, il accrocha son vêtement à un rayon de soleil. Pour récompenser le saint homme, le roi lui donna tout le territoire dont il pourra faire le tour pendant qu’il prendra son bain. A son retour le roi venait d’y sortir et Florent lui tendit son gant pour achever la toilette.
En réalité, le diplôme de la donation du roi Dagobert, malgré les efforts qu’on a faits pour lui donner un air de vérité, est un faux qui se révèle être l’œuvre d’un chanoine du 12ème siècle extrêmement intéressé à assurer le patrimoine du chapitre.

Saint Florent est également reconnu comme le fondateur de l’abbaye de saint Thomas à Strasbourg où il fut enterré après sa mort. L’Evêque Rachio fit transférer ses reliques à Haslach le 7 novembre 810 prétextant que c’était le vœu du Saint. En réalité, il voulut asseoir l’autorité des évêques de Strasbourg sur les biens qu’ils détenaient depuis plusieurs siècles. Ce transfert répondait sans doute aussi aux velléités expansionnistes en Alsace des évêques de Metz et parce qu’il avait choisi ce lieu pour son propre lieu de sépulture le moment venu.

C’est à partir de ce moment que Haslach devint un lieu de pèlerinage qui perdure toujours. Saint Florent est sollicité pour la guérison des maux de ventre, hernies, maladie des yeux, et en encore dans un passé proche, les paysans venaient implorer la protection de ce supposé ami des animaux pour leur bétail et les animaux de leur ferme dont dépendait leur subsistance.

Historique de la construction de l’église.

Le transfert des reliques de saint Florent à Haslach, le développement de la collégiale, le pèlerinage florissant fit la fortune du Chapitre, d’où la décision de construire une église digne de leur saint.

L’église de Niederhaslach est une magnifique collégiale datant des XIIIème et XIVème siècles, classée monument historique depuis 1846 par Viollet-le-Duc. Elle compte parmi les plus beaux joyaux de l’art gothique en Alsace.

Il y eu trois églises à Niederhaslach.

La première église préromane, probablement du temps de saint Florent,  fut révélée par des fouilles entreprises au 19ème siècle. Elle fut citée pour la première fois dans une charte en 1096, et n’était pas grande.

L’origine de la deuxième église remonte à 1274. Dans une indulgence émise cette année là, l’évêque Conrad de Lichtenberg appelle les fidèles à soutenir la reconstruction de l’église vétuste et en ruine.
Mais malheureusement, le 2 juin 1287, un incendie du à la foudre détruisit la nouvelle construction sauf l’abside qui resta intact. Une inscription sur l’un des contre-piliers du chœur rappelle cet incendie.

La  reconstruction de la 3ème église, encore plus grande que la précédente, fut entreprise par Gerlach Von Steinbach, fils de l’architecte de la cathédrale de Strasbourg, ce qui explique certaines similitudes avec cette dernière. Mais il y trouva la mort accidentellement en tombant d’un échafaudage en 1330. Sa dalle funéraire est conservée à la collégiale dans la chapelle dite de la Vierge.  Les travaux durèrent jusqu’en 1385 soit 55 ans pendant lesquels l’église fut fortifiée et entourée d’un mur d’enceinte.

Le chapitre de Haslach et par conséquent le village lui-même connurent plusieurs périodes difficiles, notamment pendant la guerre de l’évêque Walter de Geroldseck en 1262, la guerre des Rustauds ou des paysans en 1525, la guerre de 30 ans  qui vit arriver les Suédois qui mirent tout à feu et à sang. L’église fut partiellement incendiée le 6 juin 1633 malgré l’intervention du roi Louis XIII. Ce n’est qu’après sept décennies qu’elle retrouva un toit.
Puis se succédèrent en 1744 la guerre de Pandours qui la transformèrent en boucherie, en 1778, la guerre de la succession de Bavière où elle servit d’écurie, puis la révolution française sans que le bâtiment n’ait à subir de dommages significatifs.

C’est de 1854 à 1870 que le dynamique curé de l’époque, l’abbé Jean-André Kramer entreprit une nouvelle restauration devenue nécessaire et qui se termina définitivement en 1877. Les travaux furent dirigés par M. Boeswillwald, architecte des Monuments de France et qui lui donnèrent l’aspect actuel.

Le 3 juillet 1989, le conseil municipal pris la décision d’entreprendre à nouveau  des travaux indispensables de restauration qui se déroulèrent en plusieurs phases : de 1990 à 1996 pour l’extérieur et de 2000 à 2006 pour la partie intérieure.

La collégiale abrite, après la cathédrale de Strasbourg, le plus grand nombre de vitraux narratifs médiévaux et originaux de toute l’Alsace. Le vaisseau et le choeur offrent de nombreux jeux complets des 13ème et 14ème siècles et forment une collection exceptionnelle et unique dans la région . Ces verrières ont échappé par miracle aux différents évènements (incendies, pillages, conflits) qui ont ponctué l’histoire mouvementée de l’édifice depuis sa construction.

Outre les vitraux, d’autres éléments architecturaux valent le déplacement  :
un des derniers Saint-Sépulcre du 14ème siècle en parfait état et conservé dans une église
un baptistère de forme octogonale du 13ème siècle,
le chœur des chanoines avec ses stalles, ses lutrins et ses boiseries,
le grand lustre
l’abside, partie la plus ancienne du bâtiment, datant du 13ème siècle, en forme de dodécagone à 7 pans et ses vitraux d’une très grande beauté.
le reliquaire de saint Florent (1716) et le gisant de l’évêque Rachio.

A l’extérieur :
un portail sculpté ainsi qu’une rosace de 4 m de diamètre du début du 14ème siècle sur la façade occidentale.

un magnifique « mont des oliviers » avec des restes de polychromie (1492) adossé au mur côté nord et qui figure parmi les plus anciens conservés en Alsace.

Histoire des reliques de saint Florent et de son reliquaire

Evêque de Strasbourg, Saint Florent fut enterré après sa mort à Saint-Thomas, abbaye qu’il avait également fondée.

Le 7 novembre 810 l’évêque RACHIO fit transférer les reliques de saint Florent de  Strasbourg à Haslach, lieu qu’il avait élu pour sa propre sépulture.

Mais,  au cours du début du XIIe siècle, les chanoines de Saint-Thomas répandirent le bruit que Haslach possédait de fausses reliques et que ce sont eux qui détenaient le corps de saint Florent. Eclata alors ce qu’on appela « la guerre des reliques » qui ne s’achèvera qu’au moment où Saint-Thomas passa au protestantisme lors de la Réforme.

Les reliques, au cours des différents conflits, ont souvent dû être mises en sécurité. A Saint-Dié pendant la guerre des princes protestants, à Molsheim pendant la guerre de trente ans, à Mutzig puis de nouveau à Molsheim pendant la guerre de Hollande, à Strasbourg au couvent Sainte Madeleine pendant la guerre de succession d’Espagne et en 1744 à Saint-Etienne.
Elles revinrent définitivement à Niederhaslach le 7 novembre 1744 pour ne plus quitter le village.
Pendant la révolution française, elles furent cachées  par les habitants du village au risque de leur vie.

La châsse de saint Florent est en cuivre doré et a été exécutée en 1716 par Jacques Fajard, un des premiers orfèvres français installés à Strasbourg.

A l’intérieur, se trouve un coffret, dont la structure est en bois et le décor en stuc doré,  qui a été réalisé en 1853 par le menuisier Florent Striffler et le sculpteur Alexandre Rudloff, tous deux originaires du village, pour mettre à l’abri les reliques qui avaient été souillées accidentellement par de l’huile de la lampe du sanctuaire.

Inscrit sur l’inventaire des monuments historiques, le reliquaire a fait l’objet de plusieurs restaurations dont la dernière date de novembre 2011.

Le jardin lapidaire ou Jardin du cloître.
C’est une partie du vaste enclos fortifié médiéval qui abritait en plus de l’église, un cloître romaine, le cimetière des chanoines et celui des paroissiens.

Le cloître se situait au nord-est de l’église et dont une partie subsistait  encore au début du 19ème siècle.

Au milieu du 19ème siècle, l’abbé Kramer releva une soixantaine de dalles  funéraires datant du 13ème au 18ème siècle dont il en reste 38 d’après un récent relevé, un gisant sous un enfeu gothique du 14ème siècle, un chemin de croix baroque du 17ème siècle, qui constitue un patrimoine qui mériterait d’être restauré et mis en valeur et une grotte de lourdes édifiée en 1930.  


PRÉ-INVENTAIRE CAMPANAIRE par Monsieur Michel RIFF

NIEDERHASLACH

(Bas-Rhin - Alsace)

   Eglise paroissiale catholique Saint-Jean-Baptiste (ancienne collégiale Saint-Florent)

  Propriétaire : Commune de Niederhaslach
Arrondissement : Molsheim
Canton : Mutzig
Édifice : Eglise paroissiale catholique Saint-Jean-Baptiste (ancienne collégiale Saint-Florent)
Emplacement dans l’édifice : Clocher

 I - HISTORIQUE DE L’EGLISE
Cette église porte officiellement le nom d’ « église Saint-Jean-Baptiste », mais dans la pratique, elle est connue de tous les Alsaciens sous son ancien nom de « collégiale Saint-Florent ». L'église fut construite à partir de 1274 à l'emplacement d'une construction précédente détruite, qui datait du début du 7ème siècle et qui, à partir de 810 servit de châsse aux reliques du saint fondateur. La construction du nouvel édifice se poursuivit jusqu'en 1385, un incendie dévastateur le 4 juin 1287 (seul le chœur de l'église subsiste de cet édifice) et la mort accidentelle de l'architecte Gerlach von Steinbach (fils d'Erwin von Steinbach) en 1330 ayant ralenti sa réalisation. L'église fut saccagée pendant la Guerre des paysans en 1525 et mise à feu par des soldats suédois le 6 juin 1633, au cours de la guerre de Trente Ans. Le bâtiment, négligé ou détourné de son usage au cours des siècles suivants (en 1744 il servit d'abattoir), ne fut rendu à sa splendeur originelle que grâce à une restauration complète entre 1853 et 1877 sous la direction de l’architecte Emile Boeswillwald (1815-1896). Dans les années 1990 eut lieu une nouvelle rénovation générale. À l'extérieur, le grand portail de 1310 offre une représentation de l'Annonciation, du Couronnement de la Vierge et de la légende de Saint Florent ; on peut aussi noter de nombreuses gargouilles à forme humaine ou fabuleuse. Le vaisseau à trois nefs mesure 26,25 m de long. L’abside en forme de dodécagone à sept pans, datant du XIIIème siècle, est la partie la plus ancienne de l’édifice. A l'intérieur de l’église, on trouve un des derniers saints sépulcres du XIVe siècle en parfait état conservé dans une église, la plaque tombale de Gerlach von Steinbach (1330), les clés de voûte de la voûte gothique, le monument funéraire du Moyen Âge tardif de l'évêque Rachio, une chaire de 1691, le reliquaire de Saint Florent (1714) et une crucifixion de 1740. Les stalles en chêne taillé datent pour une partie du XVIIe siècle et de la fin du XVIIIe siècle, elles sont situées de part et d'autre du chœur et présentent des sculptures d'une très grande finesse. Cette église possède le plus grande nombre de vitraux médiévaux originaux de toute l’Alsace, après la cathédrale de Strasbourg. Le vaisseau et le chœur offrent de nombreux panels complets des XIIIe et XIVe siècles. La façade est coupée d'une rosace d'origine datant de 1325. L’orgue Rinckenbach date de 1903. L'édifice fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1846.
La commune de Niederhaslach se trouve en Alsace dans le département du Bas-Rhin, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Strasbourg et compte environ 1400 habitants.



 2 - DESCRIPTION DU CLOCHER

Le puissant clocher de façade de cette église s'élève en réalité sur les deux travées occidentales du triple vaisseau. Les deux collatéraux l'accompagnent et s'ouvrent sur des portails dissemblables. Le clocher lui-même est percé d'un portail de type strasbourgeois. Le style du tympan et des grandes statues le font dater d’environ 1315. Ce clocher massif est haut de 42 mètres et flanqué de deux tourelles de chaque côté de la façade. Le premier étage comporte une balustrade ajourée en pierre et encadrée par deux niches à baldaquin vides de statues et une rosace datant de 1325 ; cette rosace a la forme d’un hexagone curviligne de 4 mètres de diamètre qui symbolise le sceau de Salomon. Fortement moulurée, la rose est l’œuvre de Gerlach et dérive sans doute du projet B de Maître Erwin à la cathédrale de Strasbourg. Le deuxième étage est percé de grandes baies gothiques qui ont été fermées pour l’essentiel ; seules deux petites ouvertures très étroites fermées par des abat-son ont été aménagées sur trois des quatre côtés. Au-dessus de ces baies se trouve sur trois des quatre côtés un petit cadran d’horloge. Lors de la grande restauration effectuée de 1853 à 1877, la tour formant massif occidental fut surélevée de sept mètres et munie d’une grande toiture à quatre pans recouverte d’ardoises et les deux tourelles furent munies de petits clochetons avec pinacles de style néo-gothique.

 3 - ACCES AU CLOCHER

Par Monsieur Michel RIFF

L’accès à la chambre des cloches se fait en trois temps :
- Il faut d’abord emprunter un escalier hélicoïdal en pierre dont les marches ont été refaites situé dans la tourelle de gauche (côté sud-est). L’escalier à cet escalier se fait par l’intérieur de l’église. Cet escalier dessert notamment la tribune d’orgue.
- Puis il faut traverser la balustrade du premier étage située sous la rosace pour emprunter l’escalier hélicoïdal qui se trouve dans la tourelle de gauche (côté nord-ouest) ; cet escalier dessert également une petite balustrade côté nord-ouest située au niveau des combles.
- sur un petit balcon situé à la base des combles, une porte conduit à la pièce abritant l’ancienne horloge ; de cette pièce, un dernier escalier en bois permet d’accéder à la chambre des cloches.








 4 – TABLEAU DE COMMANDE DES CLOCHES
Outre les interrupteurs se trouvant au niveau de la chambre des cloches, l’église possède deux tableaux de commande des cloches, situées tous deux dans la sacristie à gauche du chœur :
- une horloge-mère de programmation, de modèle Belltron GM860, installée récemment par la société Voegelé ; actuellement les sonneries sont programmées sur cette horloge-mère,
- un tableau de commande électrique général avec un plan de l’église pour l’allumage des différentes éclairages ; au bas de ce tableau, quatre boutons permettent d’actionner les cloches, à l’aide de deux interrupteurs de durée « + » (correspondant à 7 minutes de sonnerie) et « - »  (correspondant à 3 minutes de sonnerie) ; un dernier bouton « ARRET » permet d’arrêter la sonnerie à tout moment, si nécessaire.



 5 – ORDONNANCE DE SONNERIES
Voici la retranscription de l’ordonnance de sonneries actuelle, telle qu’elle a été programmée récemment sur l’horloge Belltron GM860 :
* Sonnerie 1 : Office dominical et mariage : cloche 1 pendant 3 mn une demie heure avant l’office, puis plenum des cloches 1+2+3+4 pendant 10 mn avant l’office.
* Sonnerie 2 : Messe de semaine : cloches 4+3 pendant 5 mn avant l’office.
* Sonnerie 3 : Glas homme : cloche 1 seule, puis plenum des cloches 1+2+3+4 pendant 10 mn.
* Sonnerie 4 : Glas femme : cloche 2 seule, puis plenum des cloches 1+2+3+4 pendant 10 mn.
* Sonnerie 5 : Glas enfant : cloche 4 seule, puis plenum des cloches 1+2+3+4 pendant 10 mn.
* Sonnerie 6 : Enterrement : plenum des cloches 1+2+3+4 pendant 10 mn.


La sacristaine, Madame Josepha Gruny, m’a donné une copie d’une ordonnance de sonnerie élaborée en 1997 par le campanologue diocésain de l’époque, mais qui malheureusement n’est plus en usage actuellement. Lors de ma visite, je lui ai vivement recommandé de suggérer au curé de la paroisse de remettre en place cette ordonnance de sonneries d’une grande richesse, qui mettrait bien mieux en valeur le patrimoine campanaire de cette église que ne le fait la programmation actuelle, qui se limite à la sonnerie du plenum indifféremment pour tous les offices dominicaux, les mariages et les enterrements. Voici la retranscription de ce document malheureusement non signé (les cloches signalées en gras et soulignées sont également sonnées seules une demie heure avant l’office prévu) :
DIMANCHES ET FETES :
* Grandes fêtes, veille 18h et vêpres : 1 + 2 + 3 + 4 : thème austère qui deviendrait festif et solennel si l’on pouvait lui adjoindre une grande cloche donnant le ré bémol.
* Dimanches du temps pascal : 2 + 3 + 4 : thème joyeux, bel accord mineur.
* Dimanches ordinaires : 1 + 3 + 4 : motif s’accordant bien avec la noblesse du clocher.
* Dimanches de l’Avent : 1 + 3 : quarte creuse élégiaque annonçant le mystère de Noël.
* Dimanches de Carême : 1 + 4 : quinte creuse pleine de mystère et invitant à la prière et à la conversion.
EN SEMAINE :
* Solennités : 1 + 2.
* Fêtes : 2 + 3.
* Mémoires : 2 + 4 : duo très doux.
* Féries : 4 : solo poétique.
* Féries de Carême : 3 : solo plus austère.
* Requiem chanté : 2 + 3 + 4 : début introït « requiem ».
CASUELS :
* Baptême : 4 : fraîcheur de l’enfance.
* Mariage : 2 + 3 + 4 : thème joyeux.
* Annonce décès homme : 1 seule, puis 2 + 3 + 4.
* Annonce décès femme : 2 seule, puis 1 + 3 + 4.
* Enterrement : 1 seule avant la messe : solo austère et funèbre.
* Conduite au cimetière : 2 + 3 + 4 : „Hoffnung auf Herrlichkeit“.
* Enterrement enfant : 4 : „Que les anges t’accueillent!“
DEVOTIONS :
* Salut du Saint-Sacrement : 2 + 3.
* Chemin de croix : 1 + 3 : quarte austère et apaisante.
* Angélus : 2 : douceur de la Vierge.
* Vendredi 15h (mort du Christ) : 1 : « Il a porté nos péchés et nous a redonné la vie. »
* 31 décembre 23h45 : 1 : adieu à l’année qui meurt.
* 31 décembre minuit : 1 + 2 + 3 + 4 : salut à l’année nouvelle.




 6 - DESCRIPTION DU BEFFROI
Les quatre cloches sont suspendues dans un beffroi en bois à quatre voies d’apparence ancienne.


Au-dessus de la chambre des cloches un escalier en bois conduit aux combles de la toiture du clocher, où l’on peut admirer une magnifique charpente en bois.


Sous la chambre des cloches, se trouve encore l’ancienne horloge placée dans un meuble en bois et peinte en couleur verte. Cette horloge comporte un médaillon avec l’inscription : « SCHWILGUE STRASBOURG 1853 1952 ».













A noter qu’on a conservé dans la chambre des cloches deux contrepoids, quatre jougs cintrés en fonte (du modèle de ceux qu’on utilisait pour les cloches Paccard des années 1920 pour les sonneries en rétro-lancé), deux jougs en bois et deux battants). On peut donc supposer que les cloches sonnaient en mode rétro-lancé quand on a installé les trois cloches Paccard en 1920.


 7 - PLAN SOMMAIRE DE LA CHAMBRE DES CLOCHES
                      E                    S
          cloche n° 4 (1921)    cloche n° 3 (1921)          cloche n° 2 (1921)                                cloche n° 1 (1852)
   ▐▐ ▄        ▄                    ▐      ▐                            ▄                                                                                  
                                                                                                               *
  N
                                                                                        O
        Ξ      
Légendes :             
- Roue de sonnerie     ▐          
- Escalier en bois d’accès à la chambre des cloches Ξ
- Marteau de tintement mécanique ▄


©Michel Riff, chargé d’inventaire mandaté par la S.F.C., 22/6/2015
michel.riff@free.fr
©Société Française de Campanologie
41bis, Avenue de Charlebourg
92250 La Garenne-Colombes
















Eglise paroissiale catholique Saint-Jean-Baptiste (ancienne collégiale Saint-Florent) de Niederhaslach

CLOCHE N°1 sur 4



Datée de : 1852  
Protection :  inscrite ou classée :   cloche citée à l’inventaire préliminaire en 2001 sous le numéro IM67016791
Fondeur : Louis Edel de Strasbourg


 1- ACCESSOIRES DE LA CLOCHE

- joug : Le montage de la cloche est en lancé franc. La cloche est équipée d’un joug droit en bois d’apparence récente. A noter que les anses doubles se trouvent dans le plan de balancement de la cloche, ce qui indique que la cloche a été tournée d’un quart de tour.

- paliers : paliers à roulement à billes

- ferrures : ferrures rondes récentes fixées au joug par des écrous
















-  bélière : La bélière d’origine corrodée est encore présente, mais elle a été renforcée par une bélière en forme de disque vissée dans le cerveau de la cloche et placée autour de la bélière d’origine.
 

- baudrier : baudrier formé de trois nappes de cuir (dont l’une très usée) et d’une chape de sécurité corrodée. Boulons plus récents fixés avec des écrous hexagonaux.

- battant : battant à boule matricé à fût assez mince dont le poids est compensé par une chasse assez longue.


- roue de sonnerie : La roue de sonnerie se trouve du côté nord-est, l'axe du joug étant dans le sens nord-est/sud-ouest et le plan de balancement de la cloche dans le sens nord-ouest/sud-est.

- marteau : La cloche est équipée d’un marteau de tintement mécanique pour le tintement des heures.




  2 - RELEVÉ DES MENSURATIONS DE LA CLOCHE

- diamètre extérieur: 126,7 cm - diamètre intérieur : env. 110 cm
- hauteur à l’axe : env.126 cm - hauteur au cerveau :
- épaisseur nominale : 94 mm - bord (rapport ø/épais.) : 13,48
- tangente extérieure : env.101,5 cm - tangente intérieure :
- longueur de la pince : - profil :   lourd              
- poids (d’après tables) :    1252 kg - note & indice d’octave :   mi bémol/ré dièse de l’octave 3

relevé des usures :  

rappel de l’épaisseur nominale : 94 mm

Plan de balancement actuel : nord-ouest/sud-est

mensurations
hauteur de  l’usure (cm)
largeur moyenne
de l’usure (cm)
épaisseur à l’usure (mm)

pourcentage
de l’usure
Côté sud-est
2,3
               9,5
92
2,13 %
Côté nord-ouest
2
               8
93,5
0,53 %

Traces d’usures :



Ancien plan de balancement :

Mensurations

(côté actuel)
hauteur de  l’usure (cm)
   largeur moyenne
   de l’usure (cm)
épaisseur à l’usure (mm)

pourcentage
de l’usure
Côté nord-est
6,5
8,5 (traces sur 59 cm)
87
7,45 %
Côté sud-ouest
7
8,5 (traces sur 53 cm)
87
7,45 %

Traces d’usures :
 
















  3 - DESCRIPTION DE LA CLOCHE (depuis la partie supérieure jusqu’à la base de la cloche).

Cette cloche est dédiée à Saint-Florent, le saint patron de l’ancienne collégiale.

Vues d’ensemble de la cloche :

- Anses : La cloche comporte des anses de type couronne décorées de têtes masculines. A noter que les anses doubles se trouvent dans le plan de balancement de la cloche, ce qui indique que la cloche a été tournée d’un quart de tour.

- Cerveau de la cloche : pas de décor particulier


-  Haut de robe :
- une première frise végétale, encadrée par un filet supérieur et un filet inférieur (Hauteur : 3,5 cm),
- puis deux lignes d’inscriptions (voir ci-dessous), encadrées par un filet supérieur et un filet inférieur (Hauteur de hauteur des caractères : 3 cm),
- puis une frise végétale stylisée encadrée par une cordelette supérieure et une cordelette inférieure (Hauteur : 9 cm),
- puis une guirlande avec des pendentifs faits de fruits alternant avec des pompons (Hauteur : 10,5 cm).



- Inscriptions :
- dans les deux lignes sur le haut de la robe (le début de l’inscription étant signalé par une main de lecture) : ligne 1 : « BENITE PAR MR KRAMER CURE SOUS MR SCHMUTZ MAIRE ET MR RICHERT ADJOINT. PARRAINS : THEODORE HONORE ≈ », ligne 2 : « ABELHAUSER ET FLORENT WIDENLOECHER, MARRAINES : FLORENTINE HENRIETTE BISCH ET MARIE BERNARDINE VOEGELE. »  (Hauteur des caractères : 3 cm).
- sur le bas de la robe sur un côté, sous la représentation du Christ en croix (le début de l’inscription étant signalé par une main de lecture) : « COMMUNE DE NIEDERHASLACH L’AN 1852. ».
- sur le bas de la robe de l’autre côté, sous la représentation de Saint-Florent et de Rathilde sur trois lignes : ligne 1 : « JE SONNE EN L’HONNEUR DE », ligne 2 : « ST FLORENT. », ligne 3 (le début de l’inscription étant signalé par une main de lecture)  : « FAITE PAR LOUIS EDEL A STRASBOURG ».
      

- Décors de la cloche :
Outre les frises décoratives décrites ci-dessus et ci-dessous, la cloche porte également comme décors :
- une représentation de Saint-Florent portant la mitre et la crosse dans la main gauche et guérissant Rathilde, la fille du roi Dabobert, agenouillée à ses pieds,
- une représentation du Christ en croix avec et l’écriteau « INRI » sur le haut de la croix et des ossements au pied de la croix ; de part et d’autre de la croix : la Vierge Marie et l’apôtre Jean (hauteur : 21 cm),

- Sur la faussure de la cloche :
Outre les décors et les inscriptions décrits ci-dessus, la cloche comporte sept filets : trois filets fins, un filet épais, un filet fin, puis deux filets épais.








 

- Pince de la cloche :
Une frise avec chaînette, caractéristique des cloches Edel.
A

 4 - ANALYSE DE LA STRUCTURE DES PARTIELS DE LA CLOCHE     non réalisé

Ligne nominale de l’ensemble des quatre cloches : mi bémol3 – sol bémol3 – la bémol3 – si bémol3 (ou ré#3 - fa#3 - sol#3 - la#3).

 5 - LE FONDEUR DE LA CLOCHE :
Louis (Ludwig) Edel (1810-1887) est le fils du fondeur Jean-Louis Edel I (1781-1860) et le père de Jean-Louis Edel II. Il  est l’avant-dernier d’une lignée de fondeurs strasbourgeois, qui avaient leur atelier de fonte de cloches dans la rue Sainte-Barbe à Strasbourg et qui ont coulé de nombreuses cloches en Alsace entre le XVIIe et la fin du XIXe siècle. La fonderie Edel fut reprise en 1892 par le fondeur Firmin Causard.

 6 – RENSEIGNEMENTS HISTORIQUES OU GÉNÉALOGIQUES SUR LES PERSONNAGES CITÉS DANS L’INSCRIPTION
Saint Florent de Strasbourg est le 13e évêque de Strasbourg, de 678 à 693. Sa fête propre est le 3 avril et celle de sa translation en 810 à Haslach le 7 novembre. Cet évêque de Strasbourg est décrit dans ses hagiographies de sources bénédictines en moine irlandais, venu en Alsace pour vivre comme ermite, à l'époque inconnu de tous. Il s'installa sur le mont Ringelberg. Mais il ne tarda pas à attirer des disciples et il put fonder pour eux plusieurs monastères dont celui d'Anslach (Haslach ou Niederhaslach) dans une petite vallée adjacente à celle de la Bruche. À sa mort, il est inhumé dans le monastère et l'église-crypte qu'il avait fondé, c'est-à-dire à l'emplacement de l'actuelle église Saint-Thomas de Strasbourg. Le 7 novembre 810 ses reliques sont transférées au monastère d'Haslach. Ce dernier monastère dénommé saint Florent a ensuite été transformé en collégiale au XIe siècle. Saint Florent est un protecteur du bétail, très populaire au Moyen Âge dans les Vosges avec l'autre saint évêque de Strasbourg, Valentin. Il est aussi devenu un saint thaumaturge vosgien, soignant notamment les coliques et autres maladies digestives par son intervention purgative.
Voici le détail de la scène de la guérison de Rathilde représenté sur la cloche : un jour, les chasseurs du roi Dagobert qui demeurait à Kirchheim, poussèrent leur battue jusqu’à l’endroit où Saint-Florent vivait en ermite dans une cabane au pied du Ringelberg et y trouvèrent un gibier fort nombreux. Soupçonnant l’homme de posséder des pouvoirs maléfiques, ils se jetèrent sur lui et lui prirent le peu qu’il possédait. Mais sur le chemin du retour, leurs chevaux s’embourbèrent dangereusement. Considérant cela comme une punition divine, ils se repentirent et retournèrent auprès de l’ermite pour lui demander pardon. Revenus au palais, ils racontèrent leur mésaventure au roi qui avait une fille aveugle et muette nommée Rathilde. Très impressionné, il envoya des messagers auprès de Florent pour le prier de venir guérir sa fille. Montant sur son âne, le thaumaturge se rendit à Kirchheim. Arrivé à quelque distance du palais, la princesse retrouva la vue et la parole et s’écria « Voilà le saint homme qui m’a guérie ! ». Etant entré dans le palais du roi, il ne se présenta personne pour lui prendre son manteau. Confiant en Dieu et pour montrer que c’est par Dieu que le miracle s’est réalisé, il accrocha son vêtement à un rayon de soleil. Pour récompenser le saint homme, le roi lui donna tout le territoire dont il pourra faire le tour pendant qu’il prendra son bain. A son retour le roi venait d’y sortir et Florent lui tendit son gant pour achever la toilette.
L’abbé Jean-André Kramer, cité dans l’inscription, fut curé de Niederhaslach de 1850 jusqu’à sa mort en 1867.


©Michel Riff, chargé d’inventaire mandaté par la S.F.C., 22/6/2015
michel.riff@free.fr
©Société Française de Campanologie
41bis, Avenue de Charlebourg
92250 La Garenne-Colombes

(Si vous souhaitez publier tout ou partie des informations figurant dans ce rapport, merci de m’en informer au préalable et de citer vos sources.)



Eglise paroissiale catholique Saint-Jean-Baptiste (ancienne collégiale Saint-Florent) de Niederhaslach

CLOCHE N°2 sur 4


Datée de : 1921   
Protection :  inscrite ou classée :   NON
Fondeur : Paccard à Annecy

 1- ACCESSOIRES DE LA CLOCHE

- joug : Le montage de la cloche est en lancé franc. La cloche est équipée d’un joug droit récent en bois. A noter que les anses doubles se trouvent dans le plan de balancement de la cloche, ce qui indique que la cloche a été tournée d’un quart de tour.

- paliers : paliers à roulement à billes d’apparence récente


- ferrures : ferrures rondes récentes fixées au joug par des écrous
-  bélière : La bélière d’origine a été remplacée par un plateau fixé au cerveau à l’aide de boulons.
 













- baudrier : baudrier formé de cinq nappes de cuir et d’une chape de sécurité. Boulons fixés avec des écrous hexagonaux corrodés.

- battant : battant à boule à fût assez mince, dont le poids est compensé par une chasse octogonale assez longue


- roue de sonnerie : La roue de sonnerie se trouve du côté sud-ouest, l'axe du joug étant dans le sens nord-est/sud-ouest et le plan de balancement de la cloche dans le sens nord-ouest/sud-est.

- marteau : La cloche est équipée d’un marteau de tintement mécanique servant au tintement des quarts d’heures (avec la cloche 3).



























  2 - RELEVÉ DES MENSURATIONS DE LA CLOCHE

- diamètre extérieur: 106,3 cm - diamètre intérieur :
- hauteur à l’axe : env.103 cm - hauteur au cerveau :
- épaisseur nominale : 72 mm - bord (rapport ø/épais.) : 14,76
- tangente extérieure : env.84 cm - tangente intérieure :
- longueur de la pince : - profil :   moyen             
- poids (d’après tables) :    675 kg - note & indice d’octave :   sol bémol/fa dièse de l’octave 3
- poids selon un document que m’a remis la sacristaine, Mme Josepha Gruny : 768 kg. Ce document (non signé) a été remis à Mme Gruny en même temps que l’ordonnance de sonnerie de 1997 par le campanologue ayant visité le clocher. Dans ce document, on cite un acte de l’évêque de Strasbourg, daté du 8 juin 1921, dont voici un extrait : « Nous Charles, évêque de Strasbourg, avons, le 8 juin 1921 en l’église de Niederhaslach, béni trois cloches destinées à remplacer celles que la main sacrilège des Allemands avait enlevées durant la guerre. La plus grande porte le nom de Marie. Elle pèse 768 kilos, donne le fa# et sonnera l’angélus. » On peut donc supposer qu’il s’agit des indications fournies par la fonderie Paccard elle-même.
- poids selon l’ordonnance de sonnerie de 1997 que m’a remise la sacristaine, Mme Josepha Gruny : 1062 kg.
relevé des usures :  

rappel de l’épaisseur nominale : 72 mm

Plan de balancement actuel : nord-ouest/sud-est

mensurations
hauteur de  l’usure (cm)
largeur moyenne
de l’usure (cm)
épaisseur à l’usure (mm)

pourcentage
de l’usure
Côté sud-est
3
               5,5
71
1,39 %
Côté nord-ouest
3
               6,3
71,5
0,69 %

Traces d’usures :


Ancien plan de balancement :

Mensurations

(côté actuel)
hauteur de  l’usure (cm)
   largeur moyenne
   de l’usure (cm)
épaisseur à l’usure (mm)

pourcentage
de l’usure
Côté nord-est
5,5
              15
69,5
3,47 %
Côté sud-ouest
6
              17
70
2,78 %

Traces d’usures :
 



La cloche ne comporte pas d’ébréchure à la pince, mais seulement quelques traces de coulée sur le rebord intérieur de la cloche.





  3 - DESCRIPTION DE LA CLOCHE (depuis la partie supérieure jusqu’à la base de la cloche).

Cette cloche est dédiée à la Vierge Marie.

Vues d’ensemble de la cloche :
 

- Anses : La cloche comporte des anses de type couronne décorées de têtes d’hommes barbus. A noter que les anses doubles se trouvent dans le plan de balancement de la cloche, ce qui indique que la cloche a été tournée d’un quart de tour.

- Cerveau de la cloche : une frise placée à la jointure du cerveau de la cloche et du haut de robe, formée de pendentifs de végétaux stylisés (grands pendentifs et petits pendentifs alternés)
 

-  Haut de robe : Sous la frise placée à la jointure du cerveau et du haut de robe décrite ci-dessus :
- quatre lignes d’inscriptions placées chacune dans un bandeau,
- puis une frise faite de sarments de vigne avec feuilles et raisins, encadrée par un filet supérieur et un filet inférieur,
- enfin une guirlande végétale stylisée avec pendentifs ; la guirlande est accrochée à des têtes souriantes.
  




- Inscriptions :
Les inscriptions se répartissent sur les quatre lignes du haut de la robe :
- sur le côté nord-est : ligne 1 : « JE M’APPELLE MARIE », ligne 2 : « FONDUE EN 1921 POUR L’EGLISE DE NIEDERHASLACH », ligne 3 : « JE REMPLACE UNE CLOCHE ENLEVEE PAR LES PRUSSIENS EN 1917 », ligne 4 : « JE SONNE L’ANGELUS ».
- sur le côté sud-ouest : ligne 1 : «  JOS. SCHWOB CURE », ligne 2 : « ERN. DELCOMINETE MAIRE », ligne 3 : « MES PARRAINS SONT ANTOINE LAUBER ET ANTOINE SCHONBOCK », ligne 4 : « MES MARRAINES SONT LOUISE ST-MARTIN ET HENRIETTE GRUBER ».
 

- Décors de la cloche :
Outre les frises décoratives décrites ci-dessus et ci-dessous, la cloche porte également comme décors :
- une représentation de la Vierge à l’enfant (Hauteur : 15,5 cm),
- une représentation du Christ en croix avec l’inscription « INRI » sur un écriteau au-dessus de la croix (Hauteur : 14 cm),
- une représentation de la scène de la lapidation de Saint-Etienne, avec sous la scène un bandeau avec la mention « S. ETIENNE » (Hauteur : 13 cm).
- les armoiries du pape Benoît XV de l’époque, ainsi décrites : « Tranché d'azur et d'or à l'église d'argent couverte de gueules brochant sur le tout, au chef d'or à l'aigle issant de sable. » (Hauteur : 12,5 cm).
- la grande marque de la fonderie Paccard : une grande cloche avec des petites cloches suspendues au-dessus, encadrées par deux personnages, dont l’un est en armure avec casque sur la tête, épée au fourreau et tenant un marteau dans la main droite. L’inscription est la suivante : « LA SAVOYARDE. LA JEANNE D’ARC. LES FILS DE G. PACCARD A ANNECY LE VIEUX. » (Hauteur : 12 cm).
 

- Sur la faussure de la cloche :
- une première frise faite de fleurs dressées, reposant sur deux filets fins et un filet épais,
- une deuxième frise faite de petits cercles avec des perles en leur centre, encadrée par un filet supérieur et un filet inférieur,
- enfin un filet épais plus bas.
 











- Pince de la cloche :
Une frise dans laquelle alternent deux médaillons représentant l’un un calice surmontée d’une hostie marquée d’une croix avec un épi de blé et un sarment de vigne de part et d’autre du calice et l’autre une croix tréflée avec un bandeau portant l’inscription « INRI ».

  

 4 - ANALYSE DE LA STRUCTURE DES PARTIELS DE LA CLOCHE     non réalisé

Ligne nominale de l’ensemble des quatre cloches : mi bémol3 – sol bémol3 – la bémol3 – si bémol3 (ou ré#3 - fa#3 - sol#3 - la#3).

 5 - LE FONDEUR DE LA CLOCHE :
La fonderie Paccard fut créée à Annecy en 1796. Cette fonderie existe toujours et se trouve aujourd’hui à Sevrier près d’Annecy.

 6 – RENSEIGNEMENTS HISTORIQUES OU GÉNÉALOGIQUES SUR LES PERSONNAGES CITÉS DANS L’INSCRIPTION
- Benoît XV ( de son vrai nom Giacomo della Chiesa), né à Pegli, près de Gênes, le 21 novembre 1854, fut pape sous le nom de Benoît XV du 3 septembre 1914 jusqu’à sa mort le 22 janvier 1922 à Rome. Son règne est marqué par la promulgation du nouveau Code de droit canonique en 1917, étape importante dans la centralisation du pouvoir pontifical, ainsi que par une intense activité diplomatique au cours de la Première Guerre mondiale.
- Le père Joseph Schwob fut curé de Niederhaslach à partir de 1920.


©Michel Riff, chargé d’inventaire mandaté par la S.F.C., 22/6/2015
michel.riff@free.fr
©Société Française de Campanologie
41bis, Avenue de Charlebourg
92250 La Garenne-Colombes

(Si vous souhaitez publier tout ou partie des informations figurant dans ce rapport, merci de m’en informer au préalable et de citer vos sources.)















Eglise paroissiale catholique Saint-Jean-Baptiste (ancienne collégiale Saint-Florent) de Niederhaslach



CLOCHE N°3 sur 4





Datée de : 1921   
Protection :  inscrite ou classée :   NON
Fondeur : Paccard à Annecy

 1- ACCESSOIRES DE LA CLOCHE

- joug : Le montage de la cloche est en lancé franc. La cloche est équipée d’un joug droit récent en bois. A noter que les anses doubles se trouvent dans le plan de balancement de la cloche, ce qui indique que la cloche a été tournée d’un quart de tour.

- paliers : paliers à roulement à billes d’apparence récente


- ferrures : ferrures rondes récentes fixées au joug par des écrous
-  bélière : La bélière d’origine a été remplacée par un plateau fixé au cerveau à l’aide de boulons.
 







- baudrier : baudrier formé de trois nappes de cuir en partie usées sur le bas et d’une chape de sécurité partiellement corrodée sur un côté. Boulons fixés avec des écrous hexagonaux récents.
  

- battant : battant à boule à fût assez mince, dont le poids est compensé par une chasse octogonale assez longue
  

- roue de sonnerie : La roue de sonnerie se trouve du côté nord-est, l'axe du joug étant dans le sens nord-est/sud-ouest et le plan de balancement de la cloche dans le sens nord-ouest/sud-est.

- marteau : La cloche est équipée d’un marteau de tintement mécanique servant au tintement des quarts d’heures (avec la cloche 2).






























  2 - RELEVÉ DES MENSURATIONS DE LA CLOCHE

- diamètre extérieur: 95 cm - diamètre intérieur : env.79 cm
- hauteur à l’axe : env.92 cm - hauteur au cerveau :
- épaisseur nominale : 67 mm - bord (rapport ø/épais.) : 14,18
- tangente extérieure : env.76 cm - tangente intérieure :
- longueur de la pince : - profil :   moyen             
- poids (d’après tables) :    502 kg - note & indice d’octave :   la bémol/sol dièse de l’octave 3
- poids selon un document que m’a remis la sacristaine, Mme Josepha Gruny : 549 kg. Ce document (non signé) a été remis à Mme Gruny en même temps que l’ordonnance de sonnerie de 1997 par le campanologue ayant visité le clocher. Dans ce document, on cite un acte de l’évêque de Strasbourg, daté du 8 juin 1921, dont voici un extrait : « Nous Charles, évêque de Strasbourg, avons, le 8 juin 1921 en l’église de Niederhaslach, béni trois cloches destinées à remplacer celles que la main sacrilège des Allemands avait enlevées durant la guerre. … La moyenne s’appelle Jean Baptiste. Elle pèse 549 kilos, donne le sol# et convoquera les fidèles à l’église. »
On peut donc supposer qu’il s’agit des indications fournies par la fonderie Paccard elle-même.

relevé des usures :  

rappel de l’épaisseur nominale : 67 mm

Plan de balancement actuel : nord-ouest/sud-est

mensurations
hauteur de  l’usure (cm)
largeur moyenne
de l’usure (cm)
épaisseur à l’usure (mm)

pourcentage
de l’usure
Côté sud-est
2,5
               4,5
66,5
0,74 %
Côté nord-ouest
2,5
               5
66
1,49 %

Traces d’usures :


Ancien plan de balancement :

Mensurations

(côté actuel)
hauteur de  l’usure (cm)
   largeur moyenne
   de l’usure (cm)
épaisseur à l’usure (mm)

pourcentage
de l’usure
Côté nord-est
4,5
              21
63
5,97 %
Côté sud-ouest
4,6
              15
63
5,97 %

Traces d’usures :
 









  3 - DESCRIPTION DE LA CLOCHE (depuis la partie supérieure jusqu’à la base de la cloche).

Cette cloche est dédiée à Saint-Jean-Baptiste, le saint patron de la paroisse.

Vues d’ensemble de la cloche :
 

- Anses : La cloche comporte des anses de type couronne décorées de motifs s’apparentant à des têtes. A noter que les anses doubles se trouvent dans le plan de balancement de la cloche, ce qui indique que la cloche a été tournée d’un quart de tour.

- Cerveau de la cloche : A la jointure du cerveau de la cloche et du haut de robe, une frise fait de motifs s’apparentant à des ogives.
 

-  Haut de robe : Sous la frise placée à la jointure du cerveau et du haut de robe décrite ci-dessus :
- quatre lignes d’inscriptions placées chacune dans un bandeau,
- puis une frise faite d’arceaux avec motifs végétaux stylisées, accroché sur un rang de perles (alternance de petites perles en forme de losange et de perles de forme allongée) (Hauteur : 6,5 cm).













- Inscriptions :
Les inscriptions se répartissent sur les quatre lignes du haut de la robe :
- sur le côté sud-ouest : ligne 1 : « JE M’APPELLE JEAN BAPTISTE », ligne 2 : « FONDUE EN 1921 POUR L’EGLISE DE NIEDERHASLACH », ligne 3 : « JE REMPLACE UNE CLOCHE ENLEVEE PAR LES PRUSSIENS EN 1917 », ligne 4 : « JE CONVOQUE LES FIDELES A L’EGLISE »,
- sur le côté nord-est : ligne 1 : «  JOS. SCHWOB CURE, ERN. DELCOMINETE MAIRE », ligne 2 : « MES PARRAINS SONT JOSEPH ST MARTIN ET SERAPHIN GIHR », ligne 3 : « MES MARRAINES SONT MARIE LEY ET ADELPHINE STRUBEL » (Hauteur des caractères : 1,2 cm).
 

- Décors de la cloche :
Outre les frises décoratives décrites ci-dessus et ci-dessous, la cloche porte également comme décors :
- une représentation de Jean-Baptiste, le saint patron de la paroisse (Hauteur : 15,5 cm),
- une représentation du Christ en croix avec l’inscription « INRI » sur un écriteau au-dessus de la croix (Hauteur : 14 cm),
- les armes de l’évêque de Strasbourg de l’époque, Mgr Charles Ruch portant les inscriptions « JHESUS MARIA. BESOGNONS ET DIEU BESOGNERA. » Voici la description détaillée de ce blason : « D'or à la bande de gueules, chargée en cœur d'un T à l'antique d'argent, accompagné de deux fleurs de chardon de même l'une en chef et l'autre en pointe ; au chef cousu d'azur chargé du monogramme du Christ d'or, et accompagné au canton dextre du chef d'une étoile d'argent à six pointes. Cri : Jhesus-Maria. Devise : « Besognons et Dieu besognera » (paroles de Jeanne d'Arc au siège de Jargeau).
 

- Sur la faussure de la cloche :
- une première frise faite de motifs végétaux stylisés se dressant au-dessus d’un rang de perles et d’un filet épais (Hauteur : 3 cm),
- une deuxième frise, encadrée par un filet supérieur et un filet inférieur épais, faite de petites fleurs enserrées dans des torsades (Hauteur : 1,4 cm),
- un dernier filet épais un peu plus bas.
    

- Pince de la cloche :
Une frise faite de feuilles de chêne et de glands et d’une autre plante non identifiée comportant de petites baies (Hauteur : 4 cm).
    

 4 - ANALYSE DE LA STRUCTURE DES PARTIELS DE LA CLOCHE     non réalisé

Ligne nominale de l’ensemble des quatre cloches : mi bémol3 – sol bémol3 – la bémol3 – si bémol3 (ou ré#3 - fa#3 - sol#3 - la#3).

 5 - LE FONDEUR DE LA CLOCHE :
La fonderie Paccard fut créée à Annecy en 1796. Cette fonderie existe toujours et se trouve aujourd’hui à Sevrier près d’Annecy.

 6 – RENSEIGNEMENTS HISTORIQUES OU GÉNÉALOGIQUES SUR LES PERSONNAGES CITÉS DANS L’INSCRIPTION
- Charles-Joseph-Eugène Ruch (1873-1945), dont on trouve les armes sur la cloche, fut évêque de Strasbourg de 1919 à 1945.
- Le père Joseph Schwob fut curé de Niederhaslach à partir de 1920.


©Michel Riff, chargé d’inventaire mandaté par la S.F.C., 22/6/2015
michel.riff@free.fr
©Société Française de Campanologie
41bis, Avenue de Charlebourg
92250 La Garenne-Colombes

(Si vous souhaitez publier tout ou partie des informations figurant dans ce rapport, merci de m’en informer au préalable et de citer vos sources.)





















Eglise paroissiale catholique Saint-Jean-Baptiste (ancienne collégiale Saint-Florent) de Niederhaslach



CLOCHE N°4 sur 4





Datée de : 1921   
Protection :  inscrite ou classée :   NON
Fondeur : Paccard à Annecy

 1- ACCESSOIRES DE LA CLOCHE

- joug : Le montage de la cloche est en lancé franc. La cloche est équipée d’un joug droit récent en bois. A noter que les anses doubles se trouvent dans le plan de balancement de la cloche, ce qui indique que la cloche a été tournée d’un quart de tour.

- paliers : paliers à roulement à billes d’apparence récente


- ferrures : ferrures rondes récentes fixées au joug par des écrous
-  bélière : La bélière d’origine a été remplacée par un plateau fixé au cerveau à l’aide de boulons.
 






- baudrier : baudrier formé de trois nappes de cuir et d’une chape de sécurité. Boulons fixés avec des écrous hexagonaux récents.
 

- battant : battant à boule partiellement corrodée ; fût assez mince, dont le poids est compensé par une chasse octogonale assez longue
  

- roue de sonnerie : La roue de sonnerie se trouve du côté sud-ouest, l'axe du joug étant dans le sens nord-est/sud-ouest et le plan de balancement de la cloche dans le sens nord-ouest/sud-est.

- marteau : La cloche n’est pas équipée de marteau de tintement.
  2 - RELEVÉ DES MENSURATIONS DE LA CLOCHE

- diamètre extérieur: 84,6 cm - diamètre intérieur : env. 69 cm
- hauteur à l’axe : 81,3 cm - hauteur au cerveau :
- épaisseur nominale : 54,5 mm - bord (rapport ø/épais.) : 15,52
- tangente extérieure : env. 68 cm - tangente intérieure :
- longueur de la pince : - profil :   léger            
- poids (d’après tables) :    324 kg - note & indice d’octave :   si bémol/la dièse de l’octave 3
- poids selon un document que m’a remis la sacristaine, Mme Josepha Gruny : 382 kg. Ce document (non signé) a été remis à Mme Gruny en même temps que l’ordonnance de sonnerie de 1997 par le campanologue ayant visité le clocher. Dans ce document, on cite un acte de l’évêque de Strasbourg, daté du 8 juin 1921, dont voici un extrait : « Nous Charles, évêque de Strasbourg, avons, le 8 juin 1921 en l’église de Niederhaslach, béni trois cloches destinées à remplacer celles que la main sacrilège des Allemands avait enlevées durant la guerre. … La petite se nomme Odile. Elle pèse 382 kilos, donne le la# et glorifiera Jésus-Hostie. »
On peut donc supposer qu’il s’agit des indications fournies par la fonderie Paccard elle-même.














relevé des usures :  

rappel de l’épaisseur nominale : 54,5 mm

Plan de balancement actuel : nord-ouest/sud-est

mensurations
hauteur de  l’usure (cm)
largeur moyenne
de l’usure (cm)
épaisseur à l’usure (mm)

pourcentage
de l’usure
Côté sud-est
1,6
               6
53
2,75 %
Côté nord-ouest
1,4
               6,5
54
0,91 %

Traces d’usures :


Ancien plan de balancement :

Mensurations

(côté actuel)
hauteur de  l’usure (cm)
   largeur moyenne
   de l’usure (cm)
épaisseur à l’usure (mm)

pourcentage
de l’usure
Côté nord-est
3,9
              8,1
51
6,42 %
Côté sud-ouest
3,8
              7,8
52
4,59 %

Traces d’usures :
 





  3 - DESCRIPTION DE LA CLOCHE (depuis la partie supérieure jusqu’à la base de la cloche).

Cette cloche est dédiée à Sainte-Odile, la sainte patronne de l’Alsace.

Vues d’ensemble de la cloche :







- Anses : La cloche comporte des anses de type couronne décorées. A noter que les anses doubles se trouvent dans le plan de balancement de la cloche, ce qui indique que la cloche a été tournée d’un quart de tour.

- Cerveau de la cloche : une frise placée à la jointure du cerveau de la cloche et du haut de robe, formée de petits médaillons
 

-  Haut de robe : Sous la frise placée à la jointure du cerveau et du haut de robe décrite ci-dessus :
- quatre lignes d’inscriptions placées chacune dans un bandeau,
- puis une frise faite d’arceaux avec motifs de fleurs en pendentifs, accrochée sur un filet  (Hauteur : 4 cm).

- Inscriptions :
Les inscriptions se répartissent sur les quatre lignes du haut de la robe :
- sur le côté sud-ouest : ligne 1 : « JE M’APPELLE ODILE », ligne 2 : « FONDUE EN 1921 POUR L’EGLISE DE NIEDERHASLACH », ligne 3 : « JE REMPLACE UNE CLOCHE ENLEVEE PAR LES PRUSSIENS EN 1917 », ligne 4 : « JE GLORIFIE JESUS HOSTIE »,
- sur le côté nord-est : ligne 1 : «  JOS. SCHWOB CURE, ERN. DELCOMINETE MAIRE », ligne 2 : « MES PARRAINS SONT JOSEPH RICHERT ET LOUIS HELMBACH », ligne 3 : « MES MARRAINES SONT ROSALIE GEYER ET CLAIRE LEY ».
 













- Décors de la cloche :
Outre les frises décoratives décrites ci-dessus et ci-dessous, la cloche porte également comme décors :
- une représentation de Sainte-Odile, à qui la cloche est dédiée (Hauteur : 13,5cm),
- une représentation du trône de grâce, c’est-à-dire une représentation verticale de la Sainte Trinité : Dieu le père soutient, dans une composition verticale, les bras de la Croix supportant le Christ ; le Saint-Esprit, troisième figure trinitaire, est visible par une colombe entre le col du père et la tête du fils. (Hauteur : 16 cm),
- une représentation du Christ en croix avec l’inscription « INRI » sur un écriteau au-dessus de la croix (Hauteur : 14 cm),
- la grande marque de la fonderie Paccard : une grande cloche avec des petites cloches suspendues au-dessus, encadrées par deux personnages, dont l’un est en armure avec casque sur la tête, épée au fourreau et tenant un marteau dans la main droite. L’inscription est la suivante : « LA SAVOYARDE. LA JEANNE D’ARC. LES FILS DE G. PACCARD A ANNECY LE VIEUX. »
 

- Sur la faussure de la cloche :
- une première frise faite de petites niches abritant des palmettes, avec également des feuilles entre les palmettes ; cette frise repose sur un rang de perles (alternance successive régulière de deux petites perles et d’une grande perle (Hauteur : 3 cm),
- suivent un filet fin et un filet épais,
- une deuxième frise, encadrée par un filet supérieur et un filet inférieur épais, faite de petits motifs géométriques ovales reliés entre eux par une fine chaîne avec des petites perles (Hauteur : 1,2 cm),
- un dernier filet épais un peu plus bas.
   

- Pince de la cloche :
Une frise faite de rosiers en fleur (Hauteur : 3,6 cm).
   
















 4 - ANALYSE DE LA STRUCTURE DES PARTIELS DE LA CLOCHE     non réalisé

Ligne nominale de l’ensemble des quatre cloches : mi bémol3 – sol bémol3 – la bémol3 – si bémol3 (ou ré#3 - fa#3 - sol#3 - la#3).

 5 - LE FONDEUR DE LA CLOCHE :
La fonderie Paccard fut créée à Annecy en 1796. Cette fonderie existe toujours et se trouve aujourd’hui à Sevrier près d’Annecy.

 6 – RENSEIGNEMENTS HISTORIQUES OU GÉNÉALOGIQUES SUR LES PERSONNAGES CITÉS DANS L’INSCRIPTION
- Le père Joseph Schwob fut curé de Niederhaslach à partir de 1920.
- Le « trône de grâce », représenté sur la cloche pour figurer la Sainte Trinité, est une figure de l’iconographie chrétienne occidentale apparue au XIIème siècle.

©Michel Riff, chargé d’inventaire mandaté par la S.F.C., 22/6/2015
michel.riff@free.fr
©Société Française de Campanologie
41bis, Avenue de Charlebourg
92250 La Garenne-Colombes

(Si vous souhaitez publier tout ou partie des informations figurant dans ce rapport, merci de m’en informer au préalable et de citer vos sources.)



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